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RÉSUMÉ DE LA FINALE DE LA COUPE DE FRANCE
Nanterre au bout du suspens !
vendredi 23 mai 2003

Par :

Nicolas DUBES
Rédacteur en chef de FF-Mag

Par :

Jérôme DURAND
Webmaster


Nanterre remporte la Coupe de France pour la deuxième année consécutive au terme d’une Finale de folie face à Ramonville, battu après prolongations. Kerpape s’empare de la médaille de bronze. Un week-end globalement assez terne consacre les Franciliens plus que jamais en course pour un doublé Coupe-Championnat historique ! C’est parti pour un long résumé...

Finalement, la Coupe de France version 2003 aura bien vécu, malgré ses grosses difficultés de promotion auprès de clubs pas toujours enclins à lui ouvrir leurs bras. Ce final en apothéose offert entre deux équipes qu’on attendait à ce stade, Nanterre et Ramonville, aura ravi tout le public et les observateurs, quelque peu sevrés par des matchs de poule moroses. Les deux meilleures équipes de notre championnat de D1 ont livré le combat des chefs tant espéré, mêlant action et suspens, une partie extraordinaire où chacun s’est rendu coup pour coup sans calculer et où Ramonville a longtemps cru réaliser l’exploit. On se souvient de la Finale de l’an dernier où Nanterre avait écrasé facilement Toulouse 3-0 sans qu’il y ait un mot à redire. Ramonville avait alors mesuré le chemin qu’il lui restait à parcourir pour bousculer l’ogre de Nanterre. Cette année, force est de constater que la bande à Delmas a grandi... On les sentait capables cette saison de contrarier la machine francilienne de par leur volume de jeu, il nous fallait le vérifier en face à face, ce que nous n’avions pu faire en championnat tant ces deux formations s’était rencontrés trop tôt. Cette Finale de Coupe aura donc confirmé nos pensées. Alors certes Nanterre s’est encore imposé, confirmant ainsi son statut de « club des années 2000 », insatiable mangeur de titres, d’une étonnante maîtrise cette saison, pas toujours dominateur mais toujours gagnant, ce qui lui ouvre les portes d’un fabuleux doublé Coupe-Championnat, un palmarès qui force le respect.

Alors, en définitive que doit-on retenir de ce week-end pluvieux à Limoges ? Nanterre vainqueur après prolongations 3 à 2, battu en poule par les mêmes intrépides Toulousains 1 à 0 dans un match autrement plus décevant que le dernier, faute d’un enjeu énorme pour des Franciliens qui ont refusé le jeu et où seul un pénalty est venu éclairé le ciel triste, Limoges auteur d’un authentique exploit en battant Kerpape 1 à 0 en poule, laissant les Grizzlys tout à leur joie, bien vite éteinte lorsque ces mêmes bretons sont revenus revanchards les étriller 6 à 1 lors du match pour la troisième place...Kerpape aurait-il pris son adversaire de haut ou se serait-il tout simplement préservé ? Doit-on retenir encore la séance des pénaltys interminable en Demi-Finale entre Kerpape et Ramonville, une séance fatale aux bretons et à Vincent le Quenellec, le très bon comportement Rennais, la sympathique épopée Nîmoise qui découvrait pour la première fois le haut niveau et qui en a pris plein les mirettes, sans se préoccuper de ses scores, l’essentiel était ailleurs... Vous le voyez, nous garderons beaucoup de souvenir de ce final de Coupe porté par une ambiance bon enfant.

Matchs de Poules

Le ton est rapidement donné Vendredi soir lors du tirage au sort où une main innocente nous offre le programme idéal : une Poule A énorme avec d’entrée un choc Ramonville-Nanterre arbitré par Rennes, avec la perspective de voir une revanche en Finale, et une Poule B intéressante, dominée par Kerpape et Limoges avec Nîmes qui se fait tout petit. Samedi, la Poule B a l’honneur de débuter et Couzeix affronte Nîmes. Pas besoin de vous tenir en haleine très longtemps, Limoges s’est imposé facilement 9 à 0 en faisant le métier sérieusement, sans fioriture face à des Nîmois médusés mais joueurs. Et le score aurait pu être encore plus lourd si les Grizzlys et Henry Raymond avait voulu jouer un peu plus collectif, mais c’est tellement tentant de vouloir mettre un but tout seul... Ce match restera par contre dans les mémoires comme étant certainement le match le plus long de l’histoire ! Sans vous mentir, il aura duré plus d’une heure... avec de longs arrêts de jeu passés à réparer des fauteuils ou à les régler ! Nîmes a découvert le vrai Foot-Fauteuil, après être arrivé dans l’inconnu, y compris au niveau de leur matériel. On ne leur en voudra pas, on est tous passés par là à nos débuts...

Ramonville-Nanterre : Premier round... pour Ramonville !

On ne peut pas dire que ces longs atermoiements nous aient mis en condition et pourtant le match le plus attendu de cette phase de poule pointe déjà à l’horizon : Ramonville-Nanterre ou les retrouvailles entre les deux équipes phares de l’année qui se suivent au classement en D1 de loin, sans qu’on sache vraiment si les Toulousains pouvaient contrarier les Parisiens déjà assuré du titre. On se délectait d’avance de ce duel et on va vite déchanter. Pour un match de titans, c’est plutôt le néant ! Rien à se mettre sous la dent, un match fermé où personne ne veut prendre de risque, s’étudie, se craint, enfin, rien ! Pour preuve, le seul fait marquant de cette première période, ce sera la sortie de Tristan Delmas pour réparer sa machine ! On croirait vraiment que chacun réserve ses armes pour plus tard et c’est une vraie déception pour le spectacle. Greg Néron de Nanterre tentera bien de réveiller la foule en duel face à Marie Battistella, ou Ramonville tirer un bon coup franc, la défense prend toujours le dessus. 0-0 à la pause. On se dit que cette morosité ne va pas durer... mais on se trompe, la seconde période est du même acabit. Dans ce genre de scénario, même quand on a l’impression que plus rien ne peut arriver, un éclair vient égailler l’ennui ambiant. On peut remercier Farid Rouidjali pour s’être dévoué. Alors que Ramonville accentue un temps soit peu sa pression et occupe le camp des Champions de France, voilà que le capitaine international commet une faute irréparable dans sa surface, un jeu arrière sur un attaquant alors qu’il souhaitait se replacer. C’est un pénalty indiscutable transformé par Tristan Delmas. Ramonville tient sa victoire de prestige, le score en restera là : 1-0 pour Ramonville. On ne s’extasie même pas tant on a trouvé le temps long !

Juste avant les agapes, Nîmes retrouve Kerpape et s’attend à passer une sale demi-heure, pire encore que le cauchemar vécu contre Limoges. Ce sera en effet la même tournure avec un score aussi sévère, 9 à 1, qui témoigne de l’écart de niveau entre les deux formations. Mais Nîmes a le mérite de ne jamais rien lâcher et d’essayer de jouer. Ils seront récompensés de leurs efforts avec un but du jeune Ombrani gentiment oublié par la défense bretonne. On connaît donc d’ores et déjà le nom des deux qualifiés pour les Demi-Finales dans la Poule B : Kerpape et Limoges qui doivent encore se rencontrer pour désigner le premier de cette poule.

Après une matinée ennuyeuse et un repas régénérant, c’est reparti pour la suite et la fin des rencontres de poule. Ramonville peut assurer sa qualif’ pour le tour suivant, alors que Rennes fait son entrée dans la compétition. La confrontation promet d’être intéressante car les Rennais n’ont rien à perdre. Mais Toulouse, tout auréolé de son succès laborieux face à Nanterre, va très vite mettre les choses au point. Il y a une division d’écart entre les deux formations et cela se sent. Ramonville domine assez largement et concrétise deux fois sur coup franc. A la mi-temps, 2-0. Ramonville enfonce le clou dès la reprise à nouveau sur coup de pied arrêté. 3-0 le score ne bougera plus malgré une belle réaction rennaise. Il faut le reconnaître, on aura assisté à une deuxième période assez terne. Ramonville est qualifié pour les Demis et termine premier de poule. Pour Rennes, rien n’est encore perdu, mais il leur faudra absolument battre Nanterre, ce qui n’est pas gagné d’avance !

Limoges crée l’exploit !

Le match suivant compte pour du beurre puisque Limoges et Kerpape sont déjà qualifiés et pourtant on va assister au plus beau match de la journée. Libérés par l’enjeu, Limoges bouscule étonnement Kerpape qui semble avoir du mal à rentrer dans la rencontre, on se demande d’ailleurs s’ils ysont rentrés tout court. Certes Limoges, de D2 connait des moments difficiles mais ils tiennent largement la comparaison. Malgré les injonctions de Nadine Quinio sur le bord, les Bretons paraissent vraiment tendres. Si le score est toujours de 0 à 0 à la pause, les Grizzlys tiennent le coup au milieu et se créent des occasions. On sent l’exploit possible. Dès la reprise, la surprise se concrétise à la plus grande joie du public. Henry Raymond ouvre la marque àprès avoir raté son coup franc, il récupère le ballon et s’en va battre Malard ( 1-0 ). Kerpape se rebelle, Limoges multiplie les fautes. Mais les Bretons n’y arrivent pas. Vincent Le Quenellec rate son match, tout comme ses coéquipiers. Limoges gère sereinement la fin de rencontre et signe une retentissante victoire et l’exploit de sa saison ! Kerpape est au tapis.

Nanterre-Rennes maintenant. Le vainqueur de ce match passe en Demi-Finale. Nanterre, vexé par sa récente défaite, ne va pas mettre longtemps à remettre les pendules à l’heure et Rennes ne peut résister à la furia francilienne : quatre but en une mi-temps, la coupe est déjà pleine ! Dévastés, submergés, les Bretons ne savent plus où ils habitent. Les Champions de France en profitent pour faire tourner l’effectif en deuxième période, Rennes relève alors la tête en réduisant le score par Ménir, qui a montré des capacités éclatantes ce week-end, avant que Nanterre n’enfonce le clou 5 buts à 1 et ne composte son billet pour le dernier carré.

Demi-Finales

En fin de journée, les choses sérieuses commencent avec les Demi-Finales. On ouvre avec Limoges et Nanterre qui s’alignent devant le public avant d’en découdre. Limoges, qui vient de s’offrir Kerpape, peut-il remettre le couvert contre Nanterre ? On en doute tant les franciliens prennent au sérieux les grands rendez-vous et sont injouables dans ces conditions. Mais les Grizzlys ont du coeur et le démontrent. Résistants dans les premières minutes, ils vont malheureusement s’incliner dès la première incursion parienne dans leur camp après qu’Henry Raymond ait dévié un corner dans son propre but ! 1-0. La machine est lancée, Nanterre maîtrise vraiment son sujet, Limoges tente bien de réagir mais ne se crée pas la moindre occasion. Pire, ils encaissent un second but juste avant la pause par Greg Néron qui reprend un centre de Ludo Paulot. 2-0 à la mi-temps, Nanterre a fait le métier mais ne lâche rien. Ils repartent même pied au plancher en multipliant les actions de but et les situations chaudes. Limoges enchaîne les exploits défensifs mais finit par plier sur un nouveau coup franc transformé par le maître artilleur Paulot. 3-0, il n’y a pas photo. Nanterre est en Finale, Couzeix n’a pas à rougir ! Son parcours s’arrête ici, reste à se battre pour la troisième place.

Le ticket pour la Finale et une ravanche passe obligatoirement par une victoire face Kerpape. Voilà en substance ce que tout le groupe Ramonvillois doit se dire quand Benoit Farges siffle le coup d’envoie de cette deuxième Demi-Finale. Pour les bretons, il s’agit d’une belle occasion de se réconcilier avec eux-mêmes après leur défaite face à Limoges en poule. Mais contre les Toulousains, la tâche s’annonce ardue ! Toutefois, les protégés de Nadine Quinio vont rapidement entrer dans le vif du sujet. Très bien organisés, solidaires et déterminés, les Oranges vont bousculer les joueurs arborant fièrement le maillot du Stade Toulousain sans jamais les destabiliser. Car si le rouleau compresseur Ramonvillois cafouille son début de match, jamais les bretons ne sauront en profiter. Puis, Tristan en tête, l’équipe du P.S.A se remet en selle et dicte sa loi. Cependant, un Sylvain Malard des grands rendez-vous va mettre en echec toutes les tentatives de l’attaque adverse.

Stérile en attaque et ultra efficace en défense, Kerpape bride la rencontre. Ajoutez à cela de la maladresse et des fautes idiotes et vous obtenez un match étrange et passionnant. Surtout que personne ne prendra jamais l’ascendant au tableau d’affichage. Ni durant le temps réglementaire, ni durant la prolongation. Les tirs aux buts vont donc départager les deux équipes. Artisans du parcours de leurs équipes, les gardiens trouvent là une belle occasion de briller. Même dans cette roulette russe, nous irons au but du suspens. Car si Ramonville échoue à son troisième tir, Battistela voit le héros breton de ce match, Sylvain Malard, échouer dans l’ultime tir de la série. Puis, elle va stopper le tir aproximatif de Le Quennelec après que son compère Delmas eut transformé son pénalty.

Incrédules, les joueurs victorieux du Parc St Agne vont mettre de longues minutes à réaliser qu’ils joueront cette année encore la Finale de la Coupe de France face à Nanterre !

Matchs de classement

Le Dimanche, Nîmes et Rennes, troisièmes en poule, se retrouvent pour s’adjuger une cinquième place. Rennes va vite faire la loi comme prévu et enfiler les buts comme des perles en respectant son adversaire évidemment très faible mais encore une fois jamais résigné. Les Nîmois l’ont compris, ils sont là pour apprendre. Ils vont encaisser huit but avant de sauver l’honneur en toute fin de partie. La logique est respectée, Rennes termine cinquième de la Coupe de France.

Kerpape et Limoges se disputent la médaille de bronze. Remontés à bloc, les Merlus vont prendre une revanche éclatante contre ceux qui les avaient " écrasés " en match de poule. Lorsqu’on lit le score final 6-1, on imagine l’ampleur de la colère de Kerpape qui a enfin su se faire respecter. Pour être honnête, Limoges n’a jamais existé dans ce match. Très vite menés, ils ont toutefois réussi à entretenir l’espoir en égalisant sur pénalty. Juste quelques minutes car Kerpape avait vraiment décidé de passer la vitesse supérieure. Le discours du coach a dû être musclé... Paradoxalement, Couzeix a surtout craqué en deuxième période, le plus souvent sur corner. 2-1 à la pause, 6-1 à la fin, ca fait mal ! Là aussi, la logique a été respectée et c’est Kerpape qui grimpe sur la troisième marche du podium !

Finale

Il ne reste donc plus qu’une marche à franchir pour les deux équipes dans cette coupe de France. Nanterre, le tenant du titre, et Ramonville, le finaliste déchu, se retrouvent donc pour une revanche de la précédante édition. Les joueurs du Parc St Agne avaient quelque peu raté leur finale en 2003, rapidement surclassé par une équipe de Nanterre survoltés. Lorsque les deux formations entrent sur le terrain accompagnés de jeunes footballeurs valides des clubs locaux, on sent la tension monter d’un cran dans les travées de la salle. Le leader incontesté de l’élite face à son dauphin, pouvait-on réver meilleur scénario ? Malgré tout, lorsque retentit la Marseillaise, Franck Crouillère doit craindre que les protagonistes nous réitèrent la piteuse rencontre du matin.

Rapidement, les 8 acteurs vont ôter tous les doutes qui planaient encore quand à leur capacité à nous offrir du spectacle dans une rencontre aussi importante. Nanterre déroge à sa traditionnelle mise en place attentiste pour se jeter dans une somptueuse bataille. Les Toulousains, et leur néo-internationaux en tête ne sont pas en reste de talent et d’intentions de jouer. Surtout que Greg Néron va rapidement faire parler la poudre en trompant suite à un superbe travail de Paulot, la prometteuse Marie Batistella qui s’incline pour la première fois du match. Pleins de ressources, ses coéquipiers vont rapidement tenter de redresser la barre. Sans l’expérience du binome Rouidjali-Paulot et la fougue de Néron, nul doute que le jeune Etienne Membrives dans les buts de Nanterre aurait du s’employer ! Le match monte en intensité, de part et d’autre on rend coup pour coup, mais l’audace est Toulousaine en cette fin de première période et elle finit par payer. Delmas ramène les siens à hauteur des franciliens. Le second acte débute sur un rythme d’enfer, Ramonville joue et tente d’imposer le tempo. Nanterre semble souffrir et ne parvient pas tenir sous la pression Ramonvilloise. Nanterre défend bien, mais sur une superbe frappe de Morgan Lifante, Farid Rouidjali est contraint de détourner la balle dans ses propres buts. Ramonville prend l’avantage !

Pour Nanterre le coup est rude. Mais sous l’impulsion de leur capitaine, qui a clairement envie de racheter sa " faute ", les joueurs du 92 vont se trenscender et asphyxier les Youlousains dans leur camp, qui ne doivent leur salut momentané qu’à des prouesses de leur gardienne. Ramonville ne sort plus et ne trouve plus de solutions. Pire, les joueurs prennent des risques inconsidérés pour se sortir du pétrin. A ce petit jeu, c’est bien sûr Nanterre qui va gagner en égalisant peu avant le terme du match. Secoué par ce retour du détenteur de la Coupe, Ramonville doit réagir. Mais les banlieusards de la capitale sont sur un nuage et manque d’un rien du remporter le match dans les ultimes minutes. Toutefois, 2-2 à la fin du match, les prolongations tombent à pic pour les joueurs de la Ville Rose.

Les prolongations nous offre une rencontre plus tendue, mais après un tel festival et une telle qualité de jeu, nul doute que les joueurs éprouvent le besoin de se poser un peu. Par ailleurs, la moindre erreur est désormais synonyme d’une cruelle désillusion. Chacune des équipes aura SON occasion. Mais seulement Nanterre la convertira pour s’offrir le droit de conserver la précieuse Coupe de France ! 3-2, score final !

Conclusion

Cette magnifique empoignade est un épilogue idéal pour cette Coupe de France qui, rien que pour assister à un tel spectacle, doit continuer à vivre. Comme l’an passé, le podium est le même, mais Nanterre a dû batailler ferme pour s’imposer. Kerpape est apparu plus empreinté. Quand à Rennes, Limoges et Nîmes, ils ont beaucoup appris. La Coupe de France n’a pas que des inconvénients... Nanterre reviendra l’an prochain pour remettre sa Coupe en jeu comme ils en ont désormais l’habutude. Et Farid Rouidjali signerait bien pour la passe de trois...

Nicolas DUBES

Jérôme DURAND






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